22 mars 2017

ASHES TO FIRE « Still Waters »



ASHES TO FIRE
« Still Waters »
EP. Cd 6 titres (21’57’’)
MUSIC RECORDS 
Djent Metalcore Tentaculaire – France – disponible

DIGIPACK.
C’est à Bordeaux que débute l’histoire de ASHES TO FIRE il y a trois ans. Sa discographie comporte actuellement trois mini albums (six morceaux chacun sauf pour le premier qui n’en possède que trois), format que le quintet semble apprécier. Sobrement éponyme, le premier EP remonte à fin 2014. Son successeur « Karmalogy » paraît en octobre 2015. Quant au petit dernier, le présent « Still Waters », il est disponible depuis début décembre 2016 chez MUSIC RECORDS. L’édifice repose sur un metalcore mélodique au chant agressif prédominant auquel se mêlent des sonorités djent. Il en résulte un aspect massif qui fort heureusement accorde une grande place à d’autres ingrédients. En effet, durant l’écoute, l’ensemble se teinte de death, de hardcore ou de heavy metal. Des chœurs peuvent s’inviter ainsi que des claviers non envahissants, un peu d’électronique et des petites accalmies. Certaines structures s’avèrent moins évidentes comme sur « Sara ». En d’autres termes, aucun morceau ne peut s’inscrire dans un style unique mais plusieurs simultanément même sur le court « Real Life ». On pourra ajouter que l’évocateur « Intro » monte crescendo. Avec des allures d’uppercut, « Dad And Mom » met en scène davantage de nuances death thrash et un feeling hardcore. « Roots To Sheet » se montre plus dense. En guise de kaleidoscope du savoir-faire de ASHES TO FIRE, le meilleur exemple se dénomme « To Disappear ». Tous les ingrédients mentionnés auparavant s’y trouvent. Il se montre davantage accessible et se finit même par un solo mélodique. Cherchant à se démarquer de la scène djent métalcore en empruntant un chemin moins académique, ASHES TO FIRE interpelle positivement pour la suite.
Eagle / ODYMETAL /26.02.2017.


EUFOBIA « Eufobia »




EUFOBIA
« Eufobia »
Cd 10 titres (30’09’’)
WIZARD LTD 
Heavy Thrash Death Metal – Bulgarie – disponible


FOURREAU. Lisibilité du livret dépliable 8 pages avec photo : excellente.
Sofia, capitale de la Bulgarie, est également le berceau de ENFOBIA qui vit le jour en 2003. Comptant également à son actif une démo ainsi qu’un EP, le quatuor a sorti fin 2016 son troisième album sobrement éponyme. Le style des bulgares n’est pas évident à décrire car il ne cesse de naviguer entre le heavy metal, le thrash et le death. Si des vocaux agressifs se manifestent durant l’écoute, le chant clair présente une particularité. En effet, ce timbre spécial est dù à la contribution régulière et simultanée de 3 des 4 membres du groupe. Cette inititative surprend et peut déboussoler au premier abord. Pas de superflu à l’horizon avec des morceaux bien conçis, dotés d’une certaine efficacité, d’énergie et allant à l’essentiel (dix compositions pour trente minutes). Le quatuor se montre d’humeur changeante comme l’attestent « Hater », « Fat Sack Of Shit » ou encore l’instable « Scarecrow », dotés de nombreuses facettes. Durant l’écoute, l’aspect thrash prend davantage les commandes sur « Graveyard » se concluant par un solo. Le bref « Cyber Pervert » s’imprègne bien plus du death. Renfermant une fausse fin, « Tears Of Defloration » s’ancre davantage dans le heavy metal. « Liquid Of Creation » s’avère expéditif et bouillonnant. L’ensemble se teinte parfois d’un peu de groove à l’instar de « Unspoken ». Démarrant tranquillement, « Devotion » met en scène un duel vocal entre le timbre clair et celui agressif. Certaines parties se montrent plus douces comme via « Lust », mais cela reste tout de même bien éloigné de la ballade. Une écoute vous pemettra de mieux cerner l’approche d’EUFOBIA, un groupe indéniablement survolté et affamé.
Eagle / ODYMETAL /24.02.2017.